J’ai commencé à pratiquer l’Ashtanga yoga en été, j’étais très peu vêtue mais j’avais beaucoup de pensées. Petit à petit le yoga les a apaisé.

Enlever ses costumes et révéler son être

Puis j’ai commencé à enseigner. Je me suis tout de suite dit que je voulais gérer mon activité à l’intuition mais une petite voix de temps en temps me disait que tel prof qui avait pérenniser son activité faisait ça ou ça. Parfois cette petite voix était dans ma tête. Parfois…

Je savais pourtant que je n’avais que moi à offrir et en cours c’est moi que j’offrais. Mais pour le reste… Les élèves ne venant pas uniquement par miracle en cours il faut bien un minimum communiquer. Faire entendre sa voix. Trouver sa voix.

Prendre des photos colorés en bord de mer parce que ça plait, ne pas savoir quoi y dire. Renoncer ?

Ou alors se déshabiller, se montrer comme on est, s’ouvrir… Être vulnérable.

Toujours prendre des photos, souvent colorés parce qu’on aime ça, et y partager ses messages bizarres. Ceux qui viennent de l’âme. Toucher quelqu’un, faire rire un autre mais être soi.

Ôter l’accessoire et être soi avec soi

Être soi ça prend de la place. Ça ne se limite pas aux règles de la société.

Manger quand on a faim, si on a faim, ce qu’on a faim. Ne pas se labelliser, je ne mange pas de viande mais honnêtement si un pêcheur me proposait son poisson peut-être que je le mangerais. J’évite le lait car je ne suis pas d’accord avec comment il est produit aujourd’hui mais je mange des œufs de poules qui ont grandit dans l’herbe.  Je cuisine si j’ai envie de créer sinon je suis ravie de manger le produit brut.

Ne pas se créer d’obligations, pas de rôle d’épouse délimité, pas de façon stratégique de travailler, pas de notion de succès.

Vivre dans le flot de la vie.

Et à ses pieds un tas d’ego

Comprendre finalement qu’on ne fuit pas la société mais son ego. Ce qu’il a décidé d’engranger de son passé, les obligations qu’il a crée, ses projections sur l’avenir dans une course folle vers le toujours plus, toujours mieux.

De temps en temps être toujours maquillé, un peu. Mais souvent toucher du doigt le pouvoir des émotions pures, les vivre pleinement sans pensée. Apprendre petit à petit à y rester.

Combien de temps peut-on rester nue dans la lumière ?

Maeva

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    24 juillet à 19 h 00 min - 20 h 00 min
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    31 juillet à 19 h 00 min - 20 h 00 min

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